Ce qui se dit ailleurs

 

Sauvons L’Université, « Vous n’êtes pas seul.e.s! »  – Mis à jour régulièrement

« voici une liste de départements ou d’UFRs ayant décidé de ne pas sélectionner ni classer les candidatures des lycéens »

 

Sauvons L’Université, Appel pour mettre tous les candidat.e.s « ex aequo », 18 mars 2018

« Dans certains cas, nous confierons l’avenir des futurs bacheliers au bon vouloir d’un nouvel algorithme. Sans parler des dérives mercantiles qui ont été pointées dans la préparation des dossiers des lycéens, des lettres de motivation rédigées à partir de modèles ou par les parents, ou encore de la variation des pratiques selon les lycées à propos des « fiches avenir » construites sur le passé des lycéens. »

 

 

 

 

Ouest-France, « Sélection à l’entrée de l’université de Nantes : sans nous! », 15 mars 2018

« Nous garantissons que nous ne donnerons aucun avis défavorable, aucune acceptation sous condition, et que nous refuserons de classer entre eux les dossiers. « 

 

 

« Parcoursup, combien de lutins? », blog, 14 mars 2018

« Une fois la lettre au Père Noël rédigée avec sa longue liste de cadeaux tant espérés, il y a toujours un enfant qui pose la question d’un air très inquiet : « Mais il fait comment le Père Noël pour lire toutes ces lettres ? Pour ne pas se tromper de cadeaux ? Pour ne pas échanger les cheminées ? » La réponse des parents est imperturbablement : « Il a beaucoup de lutins qui l’aident, à lire les courriers, à fabriquer les jouets, à les répartir pour la tournée, pour indiquer les bonnes adresses etc etc etc… ». La vraie force du Père Noël, ce sont ses lutins, leur nombre, leur engagement, et leur compétence d’organisation. Revenons à Parcoursup : si mon fils ou ma fille me demande : « Comment les professeurs vont-ils prendre connaissance de toutes ces lettres de motivation ? Comment vont-ils les prendre en compte dans la sélection l’intégration ? Dans quelle mesure la teneur d’une lettre, ou sa présentation peut-elle infléchir le classement basé sur les notes ? etc etc etc .. » Je suis bien en peine de lui répondre. »

« Un autre doute me vient : si le Père Noël se moque complètement des fautes d’orthographe ou de grammaire, est-ce que cette lettre (comme d’ailleurs les formulaires d’auto-évaluation) ne comporte pas un risque de discrimination ? Avec, d’un côté, ceux et celles qui sont bien entouré-e-s ? et … les autres, qui ne peuvent pas avoir recours à un soutien familial (en tous les cas, sur ces compétences). »

 

La Croix, 13 mars 2018, « Comment les universités vont départager les lycéens? »

« Les lettres de motivation que les candidats sont tenus d’écrire ne seront peut-être lues que dans 20 % des cas », déplore un syndicaliste, avant d’inviter les enseignants à ne pas prendre part aux procédures de « sélection ». Le ministère de l’enseignement supérieur, lui, affirme que « l’humain sera présent à chaque étape de la procédure ».

« Nous n’aurons pas les moyens humains de regarder d’emblée toutes les candidatures en détail. D’où le recours à un algorithme, pour repérer notamment les dossiers qui nécessitent un regard humain », explique-un autre.

 

Association des sociologues enseignants du supérieur, 12 mars 2018

« Désobéir à Parcoursup »

 

Directeur de l’Académie de Paris, eleves en situation de handicap, 11 mars 2018

Un remerciement particulier à Jean-Michel Coignard, le directeur de l’Académie de Paris, pour sa sollicitude vis-à-vis des élèves en situation de handicap (la lettre est datée de janvier 2018) :

« le dispositif en vigueur les années précédentes relatif à l’accueil prioritaire des étudiants en situation de handicap dans les établissements d’enseignement suérieur, avec examen des dossiers par des commissions académiques et inter académique, ne sera pas renouvelé cette année.

Pour chaque formation demandée, il est indispensable de veiller à ce que la nature des locaux et les conditions de transport soient compatibles avec la situation de handicap de l’élève. Il appartient à l’élève et à sa famille d’apprécier la pertinence de ses candidatures au regard de l’accessibilité, de la proximité géographique et des transports nécessaires pour accéder aux établissements envisagés, et de prévoir, le cas échéant, les aménagements matériels et/ou pédagogiques nécessaires. »

 

Syndicat SNESUP, communiqué, 8 mars 2018

« en ce moment même dans les universités des coefficients de pondération sont mis en œuvre pour tenir compte du classement des lycées »

 

Twitter, échos de la réunion du CNESER, 6 mars 2018

« il y aura bien des algorithmes locaux pour effectuer la sélection des bacheliers sans interventions humaines dans les différentes filières. Les algorithmes locaux seront placés dans le cadre du secret de la délibération d’un comité pédagogique… »

 

Twitter, témoignage de candidat, 6 mars 2018

« il n’y a plus d’affectation prioritaire pour les élèves en situation de handicap »

 

L’Etudiant.fr, 6 mars 2018

« Nous attendons beaucoup de la journée de formation sur le module d’aide à l’examen des dossiers que l’INP Toulouse a créé. Nous allons récupérer un tableau Excel dans lequel des informations sur les élèves seront renseignées, comme les notes, les éléments de la fiche avenir. Il faut voir comment nous pouvons faire un premier tri.
Ce module devrait nous permettre de faire de premiers groupes de classement. Dans un certain nombre de filières, il sera impossible de regarder dans le détail toutes les lettres de motivation. »

 

Bondy Blog, 5 mars 2018

Anne Bastin est professeure de français au lycée Jacques Brel de la Courneuve. Elle a découvert la nouvelle plateforme d’orientation en même temps que ses élèves. “Tout est assez flou, que cela soit pour les élèves , les enseignants ou encore pour les conseillers d’orientation psychologues”, affirme-t-elle.

Elle émet de nombreuses réserves sur l’appréciation véritable de ces lettres de motivation. “Je ne vois pas comment, à moyen constant, les établissements supérieurs vont lire chaque projet de formation motivé. Cela me semble juste impossible”.

 

Nextinpact, 15 février 2018, « Transparence de Parcoursup : comment le gouvernement a enfumé les parlementaires »

« un des articles phares de la loi Numérique de 2016 : celui qui oblige les administrations à expliquer, sur demande, à tous les administrés visés par une décision individuelle prise sur le fondement d’un traitement algorithmique, les « règles » et « principales caractéristiques de mise en œuvre » de ce programme informatique, au regard de leur situation individuelle. »

« Tout laisse au passage à penser que ces dispositions rendront impossible toute procédure devant la Commission d’accès aux documents administratifs, ou, au-delà, auprès de la justice »

 

Blog, 2 février 2018, « Petit manuel de tri des candidatures »

« Consacrés avec la “fiche avenir”, les avis de poursuite d’étude sont notoirement inutiles lorsqu’il s’agit d’évaluer les chances de réussite d’une candidat. »

« D’expérience, et sauf formations particulières, les lettres de motivation sont globalement inutilisables pour évaluer les chances de réussite d’un étudiants »

« Reste la question qui fâche : faut-il regarder le lycée d’origine (qui est écrit partout) ? La réponse vaudrait un billet complet. »

 

Le Monde, 21 janvier 2018

« De manière générale, les bulletins des lycéens apparaissent comme un critère incontournable. La raison en est simple : ils sont facilement quantifiables. « Nous nous attendons, dans certaines licences, à 15 000 vœux de candidats : il va être impossible d’avoir un examen approfondi de chaque dossier, souligne Olivier Oudar, vice-président de la commission de la formation et de la vie universitaire à l’université Paris-XIII. Les notes permettront d’en trier automatiquement une grande partie, pour ensuite regarder finement un plus petit nombre de dossiers. »

 

L’Etudiant, 25 janvier 2018

« Les algorithmes, si décriés dans le dispositif APB, vont être multipliés et diversifiés. »

 

Université Paris Dauphine (qui pratique déjà la sélection via l’algorithme Bolero), 16 janvier 2018

« Comment les candidats sont ils sélectionnés ? Par la procédure Boléro qui est hors APB. Boléro repose sur les résultats scolaires obtenus en classe de première, et des 2 premiers trimestres de terminale, incluant les notes de bac de première. Cela donne une moyenne pondérée, confrontée à une barre d’admission différentes selon le bac et des catégories de lycée (5 catégories de lycée, spécificité entre les 2 filières S ou ES). Au cours des derniers mois, plusieurs questions sur le degré de publicité des coefficients des moyennes pondérées ont été posées. Le fait que ces coefficients soient privés a pour but d’éviter un phénomène d’initié. En effet, il est facile pour certains des établissements de modeler leur notation pour que leurs élèves soient acceptés. »

 

Blog, Janvier 2018, « Parcoursup du virtuel au réel »

« Pour lire tout ça il faudrait 10 mn par dossier. Entre 166 et 500h de travail, 5 à 14 semaines à temps plein pour dire OUI dans l’ordre. Vous l’aviez fait ce petit calcul? Heureusement il y a les notes ! Pas très innovant les notes comme moyen de sélection dans la Startup Nation, surtout avant le Bac… »

 

CNIL (commision nationale informatique et libertés), 28 septembre 2017

« le législateur a prévu que l’utilisation des algorithmes ne pouvait exclure toute intervention humaine et devait s’accompagner d’une information transparente des personnes. »

 

Des parents d’élève se renseignent sur Parcoursup